
Reine, elle l'est à trois titres:
Elle l'est par son allure: sa haute taille (1m à 1,50m) qui la fait dominer toutes les plantes qui l'entourent dans les prairies humides, au bord des ruisseaux. Elle l'est aussi par son parfum, de juin à août, quand le soleil a chauffé, c'est elle qui règne en maître sur la campagne et donne à l'air cette senteur sucrée des douces soirées d'été. Elle l'est enfin par ses multiples propriétés thérapeutiques.
Si vous écrasez entre vos doigts une fleur ou une feuille de Reine des Prés vous sentirez une odeur de salicylate de méthyle. Effectivement cette plante sait fabriquer du salicylate de méthyle et de l'aldéhyde salicylique. C'est par oxydation de l'aldéhyde salicylique qu'en 1838 le docteur italien Raffaele Piria a découvert l'acide salicylique. Puis c'est en 1853 que le chimiste strasbourgeois Charles-Frédéric Gerhardt isole l'acide acétylsalicylique, dérivé du précédent, qui est tout simplement l'aspirine.
La Reine des Prés a les vertus de l'aspirine (sans risques vis à vis de la muqueuse de l'estomac). Riche en acide salicylique, fer, soufre, calcium. En usage interne elle aide à diminuer la rétention d'eau de l'organisme.
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